En enseignement, on se rend compte que la littérature n'est pas fait seulement pour les adultes. En fait, les lecteurs en bas âge ont une panoplie de choix quant à leurs lectures. Nous sommes
trois futures enseignantes au primaire et nous avons écrit plusieurs articles permettant d'avoir un aperçu bref mais riche de différents types d’œuvres pour la jeunesse.

L'existence de ce blogue permettra, nous l'espérons, d'aider quelques-uns de ces lecteurs à cibler des livres pour leur prochain voyage littéraire!

samedi 27 décembre 2014

Avec des yeux d'enfants

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Zone d’inconfort! La poésie ne m’a jamais rejoint. On écrit des mots pour écrire des mots en espérant que ça l’ait une certaine rythmique et un certain esthétisme. C’est mon opinion jusqu’à ce que je tombe sur des œuvres d’Henriette Major. En ouvrant ce livre, j’ai vu le potentiel de la poésie pour des activités : développer un intérêt pour la langue en s’amusant avec les mots, en créant des poèmes loufoques ou sensibles, en imitant des poètes célèbres, etc. Ce qui est encore plus riche, c’est que ce recueil de poèmes en est un typiquement québécois. Ce n’est pas tant par patriotisme que par intérêt de relever les indices du décor québécois qui ont inspirés ces œuvres.

Ce qui m’attire le plus de ce recueil sont les « poèmes-dessins » et la structure des chapitres où chaque poème est classé selon un thème et une couleur associée à ce thème.

C’est un recueil à regarder et à présenter avec les enfants en grand groupe d’abord. La poésie étant très générale, les jeunes qui sont attirés par ce genre d’œuvres seront choyés. De plus, comme c’est séparé par thématique, les lecteurs pourront lire les poèmes qui les intéressent davantage. 

Major, H. (2000). Avec des yeux d'enfants (Ill. M. Mongeau). Montréal: l'Hexagone/VLB éditeur

Les aventures de Tintin: Tintin en Amérique

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Collection à découvrir ou redécouvrir! Tintin est indémodable par son réalisme, sa documentation et les histoires qui rendent le tout ludique. C’est un bon déclencheur pour des projets de recherche sur diverses cultures et l’histoire. C’est également un bon point de départ pour initier des comparaisons entre l’époque de Tintin et la nôtre dans différents pays.

J’adore le sentiment de voyager sans quitter ma chambre! Tintin permet d’en apprendre sur les différents pays sans avoir besoin d’un passeport. Il  nous transporte dans ses folles aventures de reporter avec tous les dangers qui le guettent. Sans oublier le réalisme brillant des dessins et des péripéties.

Cette bande-dessinée rejoint les adeptes de ce type d’œuvres ainsi que les lecteurs à plus petites échelles. La lecture morcelée en bulles dans les vignettes rend cette lecture, selon moi, plus accessible aux lecteurs moins chevronnés et mordus. Tintin est donc accessible à un public très large, autant 2e cycle que 3e, garçons et filles.

Hergé. (1945). Les aventures de Tintin: Tintin en Amérique Paris : Casterman

Chair de poule : le masque hanté II

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Petit roman découpé en courts chapitres dont les numéros de chapitres sont visuellement attrayants par leur forme lugubre. Les pages ont un style parcheminé qui ajoute à l’univers. Ce qui est bien avec ce livre, c’est la collection à laquelle il fait partie. En effet, si les élèves embarquent, ils ont plusieurs autres options de lecture. De plus, dans la collection, nous pouvons retrouver différents styles de couverture et d’approche dans l’écriture. Certains livres sont écrits au « je » pour permettre une appropriation directe de l’histoire. D’autres livres nous font prendre des décisions afin de poursuivre l’histoire. Le lecteur devient le héros.

Craintive de nature, je repousse tout ce qui pourrait me causer un sentiment d’inconfort tel que la peur et l’angoisse. Quand c’est une collection de peur, je ne m’y aventure habituellement pas. Je m’attendais être incapable de poursuivre ma lecture, par crainte de découvrir ce qui se tramait sur la page suivante. Considérant que je l’ai lu d’un couvert à l’autre, dans un délai plus court que la moyenne, il n’est pas si effrayant que ça.

C’est un roman pour accrocher les adeptes de sensations fortes : vivre des moments d’angoisse ou de peur. S’embarquer dans l’histoire au point de ressentir les mêmes sueurs froides que le protagoniste. Je le suggère surtout pour des élèves de 6e année, mais le vocabulaire reste accessible pour les enfants de 4e année. Ces derniers seront peut-être plus effrayés par la tournure de l’histoire que les plus vieux. Autant les garçons que les filles sont visés, en autant que le monde de l’horreur les inspire. Il pourrait être intéressant de débuter un livre « dont vous êtes le héros » en grand groupe et de laisser les enfants accrochés poursuivre la lecture par eux-mêmes selon leur choix.


Stine, R.L. (1996). Chair de poule : le masque hanté II (trad. N. Ferron). Saint-Lambert : Les Éditions Héritage Inc

Silverwing

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Belle histoire d’aventure, on embarque rapidement dans le récit et le feu de l’action. Le personnage principal est attachant et le vocabulaire utilisé permet de se mettre le personnage à niveau. En d’autres mots, les échanges entre les personnages nous rejoignent et on a l’impression d’être sur la même longueur d’onde. Malgré les nombreuses péripéties calculées qui nous mettent en haleine, j’ai trouvé la fin prévisible.

Suite à la lecture de ce roman, je n’ai eu d’autres choix que de lire la trilogie puisque je me suis rapidement attachée aux personnages principaux et à leurs alliés. Les émotions vécues par les personnages sont partagées avec le lecteur.  On rit, on pleure, on est fier, on a peur et on vit vraiment l’aventure avec les protagonistes.

Les grands lecteurs seront davantage attirés par cette œuvre car la longueur du texte et l’épaisseur du roman pourrait décourager les moins mordus. Toutefois, pour la grosseur des caractères et le choix du vocabulaire, un lecteur moins expérimenté ou passionné peut facilement le lire en entier dans un délai raisonnable. C’est un roman fantastique d’aventures, donc les fanatiques d’histoires merveilleuses seront comblés. Je le catégorise principalement pour les garçons qui pourront s’approprier au héros, cependant les filles pourront également se sentir interpellées grâce à l’alliée.


Oppel, K. (2001). Silverwing (trad. L. Rigoureau). Richmond Hill: Les éditions Scholastic

Visite au salon du livre - Geneviève

Je suis allée au salon du livre le vendredi 17 octobre après être allée récupérer mon garçon à la garderie. J’étais emballée à l’idée d’éveiller mon garçon aux merveilles qu’offrait l'événement. Malheureusement, l’expérience n’a pas été aussi enrichissante que souhaitée. Les contraintes d’achats et la quantité phénoménale de découverte à faire en si peu de temps ne me permettait pas de m’arrêter pour vivre pleinement le salon avec mon fils. J’ai donc rapidement repéré les kiosques qui semblaient les plus prometteur en livre coup de cœur. Vu l’heure tardive, j’ai dû quitter le salon précipitamment avec mon garçon avant d’avoir eu le temps de regarder pour de la poésie, zone d’inconfort. Malgré tout, je suis toujours aussi enthousiaste à replonger dans un univers de découverte de livres aussi intéressants et riches les uns que les autres.


Geneviève

lundi 8 décembre 2014

Visite du Salon du Livre - Nabby

Le 17 octobre dernier, je suis allée visiter le Salon du Livre de l'Estrie en fin d'après-midi. La dernière fois que j'y étais allée, je devais avoir 8 ou 9 ans, alors je ne savais pas vraiment à quoi m'attendre. J'ai été étonné de voir à quel point le Salon était vaste et diversifié. De la bande dessinée aux livres documentaires en passant par les œuvres romanesques et les biographies, tout y était. Je pense qu'en allant visiter le Salon, tout le monde peut trouver au moins un livre qui lui plaît, sinon plus. Pour ma part, j'avais envie de m'arrêter à tous les kiosques, mais le manque de temps et la restriction du budget m'en empêchait. J'ai donc été voir ceux qui m'apparaissaient être les plus prometteurs. J'ai trouvé des livres qui pouvaient m'être plaisants et divertissants alors que d'autres pouvaient m'être utiles en tant qu'enseignante. J'ai été agréablement surprise de voir tout le matériel pédagogique présenté sur les divers étalages. Même si on lui donne le nom de Salon du Livre, cet évènement affichait d'autres options, comme les revues, les magasines et les carnets d'activité pour les enseignants. J'ai donc adoré ma visite, même si mon budget en a quelque peu souffert.

Comme une peau de chagrin

Dans ce roman socio-réaliste, Gabrielle, le personnage principal, doit aider sa meilleur amie à combattre une maladie très connue, mais dont on n'entend pas parler assez souvent : l'anorexie. Ce thème est exploité à travers une histoire riche et touchante qui relate comment tout a commencé. Alors que Gabrielle est en avion et revient à Montréal, elle repense aux évènements qui se sont produits durant la dernière année. Il y a donc deux histoires : celle se déroulant dans l'avion et celle à laquelle Gabrielle pense. Les phrases sont complexes et belles ; elles offrent un bel enrichissement pour les jeunes. Par exemple, on peut lire "Mes genoux jouent des castagnettes quand je le croise dans un couloir". Puisqu'il ne faut pas prendre cette phrase au sens littéral, les enfants ont une belle opportunités de compréhension. Aussi, même si le roman parle principalement de l'anorexie, une histoire d'amour concernant Gabrielle est également vue au fil des pages.

Pour ma part, j'ai trouvé ce livre excellent. Le sujet est aussi riche que le texte et on a envie de continuer notre lecture, d'une part pour s'assurer que Frédérique, l'amie de Gabrielle, va bien, et d'autre part pour voir où s'en va l'histoire d'amour entre Gabrielle et Francis. On s'intéresse aux deux sujets et on prend goût à notre lecture. 

L'anorexie est une maladie qui touche plus de filles que de garçons. Je crois donc pour cela, et à cause de la présence d'une histoire d'amour, que ce roman vise les jeunes filles comme public. En effet, elle peuvent en apprendre plus sur ce genre de situation et être sensibiliser. Aussi, puisque les phrases sont plutôt complexes, c'est un roman pour les grandes lectrices du troisième cycle au primaire, car, en plus, le roman est assez long.

Safarti, S. (1995). Comme une peau de chagrin. Montréal : Les éditions de la courte échelle inc.