Petit roman tout simple, sans trop de profondeurs, pour égayer le cœur d’un enfant… et même d’un adulte. Cela résume bien ma perception de l’œuvre de François Barcelo qui s’intitule : Pince-Nez, le crabe en conserve. Roman de moins de 100 pages qui se lit d’un seul trait, cette œuvre est vraiment à la porter des jeunes et représente bien leur réalité. L’histoire, bien que fictive, nous donne envie de croire qu’il y a vraiment un crabe encore vivant, dans une boîte de conserve, qui parle au personnage principal tellement le contexte de l’histoire, la réaction des autres personnages, les détails banals du quotidien sont réels. Ce récit est d’autant plus parlant pour le lecteur, d’une part parce qu’il est écrit à la deuxième personne du singulier, donc, en le lisant, on se retrouve à être le personnage principal du livre, d’autre part parce qu’il rejoint bien la réalité des enfants et même des grands en explicitant les pensés du personnage principale. Au fur et à mesure que l’histoire se déroule, on est bien amusé en lisant la pensé du personnage principal qui se fait des scénarios, donne ses impressions et des commentaires qu’un enfant ou même un adulte pourrait bien penser, mais que personne n’oserait dire. Par exemple, tout au début, le personnage principal entretien une conversation avec lui-même en observant toutes les boîtes de conserve. « Il y a aussi le foie de morue, dans les boîtes bleues. Tu n’en as jamais mangé, mais rien qu’à regarder l’image sur la boîte, tu en as mal au cœur. » Ce roman jeunesse se mérite quatre étoiles!
Lorsque je l’ai lu, j’ai revécu des sentiments de mon enfance. La culpabilité devant un acte qui est banal pour moi, mais semble grave pour un autre, comme le fait de voler une boîte de conserve, la nervosité de la réaction de mes parents, la peur des conséquences qui, en fait, ne sont pas vraiment plausibles, comme de manger tout le contenu d’une boîte de conserve que je n’aime pas, ou encore l’incertitude face à des décisions à prendre qui me sembles cruciales en sont des exemples. Donc, ce roman serait adapté à un peu n’importe quel enfant québécois du deuxième ou troisième cycle du primaire. Dans la présentation de l’auteur, on dit qu’il écrit entre autres pour « les garçons et les filles qui ne sont plus petits, mais pas encore tout à fait grands.» En effet, cette description s’accole bien à ce type de livre dont les écritures sont assez grosses et le texte entrecoupé de quelques illustrations.
Barcelo, F. (2006). Pince-Nez, le crabe en conserve (Ill. par N., Berghella). Montréal: Phoénix.
![Charette, J. (2014). Pince-Nez, le crabe en conserve [Photo]. Sherbrooke.](https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEgc3S0Qj9hhcQaw_PUUwvkjopyFLOFvsy88x4Oq1IjQcH8FosbqMPtUICGp16Q3jZiaCfvKXvpsXcq54NAfOEITq31l3n7zm1_r46fY9O4YXG57BYXFoDpgkLdPWRFI-fUz3KzyHDv1H-M/s1600/pince+nez+le+crabe+en+conserve.png)
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